Aeronca L-3

Aeronca L-3, F-AYTH

L-3B Aeronca a été remonté cet automne après avoir traversé l’Atlantique.

Il est sorti des usines Aeronca le 2 mai 1942, avec le serial 42-36161 et fut tout d’abord affecté à l’école de formation de l’US Army à Lubbock, au Texas. Un mois plus tard il rejoint la base auxiliaire de Fort Sumner à Tucumcari. Il est utilisé par la société Cutter-Carr Flying Service qui est sous contrat militaire pour former des pilotes de planeur.

Le 11 décembre 1942, le pilote Horace Rodgers, manqua son atterrissage à bord du petit L-3 qui partit en cheval de bois, pliant son train gauche.

Il fut réparé et continua à former de nombreux pilotes. Horace Rodgers, quant à lui, devint instructeur… sur simulateur !

1942 Accident report
1942 Accident report

En octobre 1945, le L-3B finit sa carrière militaire, avec 1324 heures de vol à son actif et prend l’immatriculation civile NC46674. Il est acheté́ par deux copropriétaires qui le revendent six mois plus tard à Louise Dodd Noah, une femme qui possédait une école de pilotage au sein du Middle Tennessee state college.

En 1986, c’est encore une femme, Elizabeth Stevens, qui devient propriétaire de l’appareil.

En octobre 1945, le L-3B finit sa carrière militaire, avec 1324 heures de vol à son actif et prend l’immatriculation civile NC46674.

Au fur et à mesure des changements de mains, l’Aeronca voit sa base se déplacer vers le Nord des États-Unis, de Nashville dans le Tennessee à Washington dans le Vermont.

Son dernier déménagement se fit cet été en bateau, de New York au Havre, pour une arrivée à Saint-André-de-l’Eure mi-juillet.

Après son remontage et immatriculation au registre français des avions de collections, F-AYTH a repris le 18 décembre la voie des airs.

De même que le Stinson L-5 Sentinel qui vole au sein de la collection Ham and Jam, cet Aeronca L-3 est le seul en état de vol en France, ainsi que le seul inscrit sur le registre français.

Le L-3B fait partie des 4 types d’avions légers d’observation qui ont œuvré pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Très similaire au célèbre Piper L-4, et avec une motorisation identique, il est toutefois légèrement plus performant et de construction légèrement plus recherchée. Ce qui est logique sachant que Piper cherchait l’économie sur le modèle de la Ford T. Le L-3 se pilote lui de la place avant, contrairement au L-4 en solo.

© Xavier Méal
© Xavier Méal
© Xavier Méal
© Xavier Méal
Free French Aeronca L-3
Free French Aeronca L-3
1944 Flight manual extract
1944 Flight manual extract

En 1943, les premiers avions d’observation mis à disposition des Français Libres par la Vth Army américaines furent des L-3. Cela a permis la mise sur pied le 7 mai 1943 de la toute première section d’observation placée sous les ordres du CNE HERRGOTT de l’artillerie, secondé par un officier subalterne de l’armée de l’Air. 

Au moins un L-3 participa au D-Day, car il est visible sur une photo publiée dans un journal américain narrant le Débarquement.

1944 Flight manual extract
1944 Flight manual extract