Piper L-4H

F-AYZA

Timelapse 1944-2014
Timelapse 1944-2014

Ce Piper est arrivé sous le numéro US Air Force 43-30036 en janvier 1944 en Angleterre. Et il y fut assigné à la 8ème Air Force.

Il porte les couleurs du 12th TRS (Tactical and Reconnaissance Squadron): carreaux bleus et blancs sur le haut de la dérive et le nez.MapWWII

A la fin de la deuxième guerre mondiale, les forces américaines the US Forces sont reparties aux Etats-Unis en donnant sur places les Piper L-4 aux gouvernements alliés locaux.

43-30036 passa ainsi dans les mains des autorités belges et commença sa vie civile en Belgique, à l’aéroclub Royal d’Anvers, sous l’immatriculation OO-JOE.

Un Britannique racheta l’avion dans les années 1970.

Grasshopper
Grasshopper

Restauré dans ses couleurs d’origine par la société de restauration d’avions anciens Sky 4 Aviation en Angleterre, il revient en France fin 2013.

Il est classifié au registre français des avions de collection en Avril 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 12th TRS

Le 12th TRS pendant la deuxième guerre mondiale: De l’Opération Overlord à l’avancée avec le général Patton”

Insigne du 12th Tactical and Reconnaissance Squadron
Insigne du 12th Tactical and Reconnaissance Squadron

Le 12th TRS est un escadron de l’US Air force dédié à la reconnaissance tactique.
Il fut équipé d’une flotte diverse pendant la deuxième guerre mondiale: A-20 Havoc, 1942

P51 Mustang du 12th TRS
P51 Mustang du 12th TRS

P-51/F-6C Mustang, 1942 puis P-51/F-6D Mustang, 1943–1946
Spitfire PR Mk XI, 1942–1944
L-4 Grasshopper, 1942–1943
DB-7 et A-20 Havoc, 1943

A leur arrivée en Angleterre fin 1942, les pilotes suivirent un entrainement intensif avec la RAF.
L’escadron devint rapidement opérationnel et se repositionna sur 8 bases différentes avant D-Day.

Le 12th TRS eu un rôle majeur dans la photographie des plages de Normandie en vu du débarqument allié.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos

Retrouver toutes les photos dans la galerie

 

 

 

 

Du J3 au L-4

©Jean-Marie Urlacher
©Jean-Marie Urlacher

Le Piper Cub, (Piper J3) est un avion léger, construit à partir de 1937 à 1947 aux Etats-Unis par Piper Aircraft.
Avion en tandem (deux places l’une derrière l’autre), il était au départ simplement destiné à l’apprentissage du pilotage. Mais grâcce à sa simplicité, son faible coût, il est dévenu un des avions les plus populaires et connu de tous les temps. Ceci n’est pas sans rappeller ce que la Ford T est à l’automobile.
L-4 stretcher Lorsque l’Armée américaine chercha un avion de liaison et observation, Piper Aircraft modifia le Piper J3 en agrandissant considérablement la surface vitrée et l’appareil reçu l’appelation de O-59 (1941), puis L-4 (à partir d’avril 1942), et NE (au sein de l’U.S. Navy).

Son rôle et la multiciplicité de ses utilisations fut considérable:
Missions de reconnaissance, transport de personnel et matériel sensible, ajustement de tirs d’artilleries, évacuation médicales de soldats blessés.

Pendant la libération de la France en 1944, la vitesse lente du L-et sa manoeuvrabilité en ont fait une plateforme d’observation idéale pour dénicher les tanks allemands cachés en ambuscade dans le bocage normand.

Le 22 aout1944, vers 10h30, Leclerc prend place à bord de son Piper et s’envole pour Laval à la rencontre du général Bradley, seul à pouvoir autoriser la marche de la 2ème DB sur Paris.
Le 23 Août, le Piper Cub livre aux Parisiens assiégés le célèbre message du Général Leclerc : « Tenez bon, nous arrivons ». Voir à ce sujet la section“Rapport de mission 2e DB: Largage en L-4 du message du Gal Leclerc aux Parisiens”.

 

Paris, Avenue de la Grande Armée, août 1944
Paris, Avenue de la Grande Armée, août 1944

Caractéristiques générales:

Equipage: one pilote
Capacité: un passager
Longueur: 22 ft 5 in (6.83 m)
Envergure: 35 ft 3 in (10.74 m)
Poids à vide: 765 lb (345 kg)
Charge utile: 455 lb (205 kg)
Poids maximum: 1,220 lb (550 kg)
Motorisation: 1 × Continental A-65-8 air-cooled horizontally opposed four cylinder, 65 hp (48 kW) at 2,350 rpm

Performance
Vitesse maximum: 76 kn (87 mph, 140 km/h)
Vitesse de croisière: 65 kn (75 mph, 121 km/h)

 

 

 

 

 

 

Autour du L-4

Survol des plages du débarquement, par Julia Apfelbaum

Une de nos images préférées, dans cette superbe série par Julia, de Distant Thunder Aviation Photography.

La série entière est visible en cliquant ici.

Le Piper L-4H F-AYZA survolant les plages du débarquement

L'art de la visite prevol sur un Cub

Un film d'époque:

 

https://youtu.be/Q4S2BrDstbY


Piper Cub, l'avion passion, André Bréand

Piper Cub, l'avion passion

Ham and Jam est fier d'avoir participé à la nouvelle édition du livre de référence francophone sur les Piper Cub. En plus de figurer en couverture, vous trouverez aussi une double page sur F-AYZA, le Cub de 1943 qui vole aujourd'hui au sein de notre association.

Avion passion, le Piper Cub symbolise toujours l’avion école et de pilotage de plaisance idéal. Pour le commun des mortels, le nom de « Cub » fait depuis longtemps partie du langage courant et signifie pour les non-initiés « avion de club ». N’entendons-nous pas d’ailleurs souvent prononcer le nom de Piper « Club » ?...

De sa conception à sa descendance, en passant par les heures sombres du second conflit mondial, c’est un regard complet qui est porté sur cet avion et ses dérivés. Illustré de nombreuses photographies et plans trois vues, ce livre répond également aux attentes des maquettistes.

Technicien de l’industrie aérospatiale, journaliste aéronautique et pilote de Piper Cub, André Bréand offre avec cette étude complète et détaillée le premier ouvrage historique en langue française sur le Cub, ses ancêtres et ses dérivés.


L'arrivée de G-AKAZ en France saluée par le Fana de l'aviation

Article Fana de l'Aviation - Juin 2016 - N°559
Article dans le Fana de l'Aviation - Juin 2016 - N°559

Rencontre avec un véteran pilote de L-4

"Je me sens à la maison" a dit Maurice de Castex en rencontrant 43-30036 (F-AYZA).
MauriceDeCastex
A 97 ans, il n'a rien oublié de ces vols en avion de chasse Français en 1939, ou en Piper L-4 au sein de la Division de la France Libre (DFL).
Ni mêmes ses passsages en Cub sous la Tour Eiffel!

Maurice de Castex, Piper L-4 pilot en 1944 (c) Laurent Cluzel
Maurice de Castex, Piper L-4 pilot en 1944
(c) Laurent Cluzel

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Paris et la France libérée : Nous volons sous la Tour Eiffel

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Tableau de François FLOHIC, aide de camp du général de Gaulle, offert à Pierre SIMONET en 2015, en souvenir de son passage en avion en 1945 sous la Tour Eiffel

« Après le 8 mai 1945, jour de la victoire, notre section rejoint Paris et se pose sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux, l'actuel héliport.
C'est la fin d'une année bien remplie, avec des moments forts, des paysages superbes, des aventures étranges, la rencontre avec un milieu passionnant et des hommes d'exception, de solides amitiés, et l'immense réconfort de n'avoir perdu aucun camarade.
Mais pour nous, les rebelles de la première heure, il fallait de nouveau faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire.
Je suggère :
— Et si on passait sous la tour Eiffel ?
Le plan de vol est vite organisé : prendre en rase-mottes l'esplanade du Trocadéro et ses jardins, le pont d'Iéna, passer sous l'immense voûte de fer, survoler le champ de Mars et redresser sur l'École militaire. Il y a de la place à revendre.
Le lendemain, le mois de mai tire à sa fin, le temps est superbe, nos trois Piper Cub enfilent à la suite le grand passage. Il y a peu de monde ; un soldat américain tout étonné nous photographie en vol.

Ce n'était pas un exploit de pilotage. Il y fallait plus de culot que d'adresse. Nous n'avions demandé la permission à aucune Autorité.
L’Armée de l'air, tout comme l'Administration de l'Aviation Civile, voguaient dans l'euphorie de la victoire.
De nos jours, l'aviateur qui s'amuserait à passer sous les jambes de la grande dame DFL_1erRA_Cub-EiffelTowerserait sévèrement admonesté.
Mais c'était une autre époque. Il y a bien longtemps, du temps où les ailes de la Libération survolaient la France ».

Pierre SIMONET, Compagnon de la Libération
Observateur en Piper Cub au 1er R.A. (1er Régiment d'Artillerie de la DFL, Division de la France Libre)


Piper L-4 chasseur de Lune

https://www.youtube.com/embed/5JYA-S4GfCc


Nose art sur Piper L-4

Les Nose Art étaient rares sur les Piper L-4, surtout dans l'artillerie.
Une exception courante était les Cubs qui oeuvraient au sein d'escadron de l'US Air Force, au milieu de chasseurs, bombardiers...).


Passages sous la Tour Eiffel

Cartoon in Stars And Stripes, 1944
Cartoon in Stars And Stripes, 1944

Le 33rd escadron de photo et reconnaissance arriva à Toussus-le-Noble (A-46) juste après la Libération.

En septembre 1944, Le pilote Lt. Luther "Peaches" Killingsworth ne résista pas au plaisir de rendre visite à la tour Eiffel en passant avec son Piper L-4 DESSOUS.

Son escapade lui valut un article illustré dans le journal de l'US Army, Stars and Stripes. Au moins un autre pilote reitéra l'exploit courant novembre 1944.

(source: Histoire du 33rd PRS)

 


Aviation et Pilote n°486 sur le Piper F-AYZA

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Entretien avec JM Bossuet d'Aviation & Pilote, pour faire découvrir l'aviation de collection, version war bird d'observation, L-Birds passion...

 


Info-Pilote n°700, Meeting de la Ferté en Piper L-4H

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Poulogo_info_pilote1[1]r cause de répétitions, j’arrive à La Ferté-Alais le 6 juin à bord d’un avion ayant participé au Jour J… Émotion. La piste est déplacée pour le meeting. Aux côtés des balises d’axe de présentation et des balises de la piste classique, il est très utile d’avoir révisé la fiche de briefing des organisateurs. Je me gare près de Martin Hodeau, qui est le premier L-4 posé. Nous irons ensemble à l’accueil pilotes.
La présentation de mon petit Piper L-4 de 1943 n’est bien sûr pas le clou du spectacle, mais s’intègre fièrement dans le tableau D-Day.

La séquence, appelée Overlord, est composée de trois Piper L-4. Au moment où nous commençons à rouler, Stephen Grey et son Bearcat passe devant nous. Il se prépare pour son dernier vol en meeting. Je lui fais une révérence du bout de mes petites ailes. Nous décollons derrière les avions du “box D-Day”,
c’est-à-dire plus d’une dizaine de gros warbirds, des DC3, des P51 Mustang, des Beech 18, un Catalina, un Spitfire… Pendant ces trois jours, les rencontres s’enchaînent. Beaucoup d’amis entrevus sans trop avoir de temps pour discuter longtemps, des passionnés ou des visiteurs charmants sur le parking de l’exposition statique du matin… Chaque présentation en vol nécessite une heure ou deux de préparation, concentration, suivi du timing… Malheureusement, je ne rofite pas pleinement du spectacle continu avant d’avoir fini mon vol. Dans les coulisses, les avions se mettent en place, se rassemblent en l’air. En plus des commentaires de Chabbert, la fréquence est une deuxième bande-son. Tout est fermement géré par Marie Luce, l’excellente contrôleuse. La porte ouverte, mon petit L-4 se remplit du bruit de tous ces moteurs qui tournent ensemble, dans une symphonie saisissante… Le dimanche soir, nos hôtes nous font gentiment de la place dans les hangars car des orages sont annoncés. Malheureusement, la nuit suivante notre départ, installations et avions basés seront fortement endommagés par des intempéries d’une rare ampleur.

 


Rapport de mission 2e DB: Largage en L-4 du message du Général Leclerc aux Parisiens

Le Capitaine Callet
Le Capitaine Callet

Le 24 août 1944, le Capitaine Callet (Pilote) et le Lieutenant Mantoux (Observateur) ont réalisé une mission historique à bord d'un Piper L-4: Ils ont largué au-dessus de la Préfecture de Paris le message annonçant l'arrivée des troupes du Général Leclerc, et donc la Libération de la capitale.

Le récit du pilote (rédigé par Renaud Leblond) et le rapport de cette mission exceptionnelle:

Rapport de mission
Rapport de mission
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Rapport de mission (suite)

"C'est par un temps de chien, le 24 août, vers 13 heures, que je reçois l'ordre le plus inattendu de ma carrière. Je suis alors à Rambouillet, d'où, le matin même, les blindés de la 2e DB se sont ébranlés pour gagner au plus vite la capitale.

Mes huit avions - des Piper Cubs américains chargés de corriger les tirs d'artillerie - sont cloués au sol. Englués par cette pluie drue qui ne cesse de s'abattre. Comme moi, mon observateur, le lieutenant Etienne Mantoux, est profondément déçu: ce soir, ou demain au plus tard, les chars de Leclerc pénétreront dans Paris en héros, alors que l'escadrille, elle, embourbée par la tempête, apprendra la victoire sans y avoir participé. Nous sommes vraiment envieux... Quand soudain une Jeep ruisselante s'arrête devant le PC de l'escadrille.

Un officier de liaison de l'artillerie, le capitaine Righini, en descend, puis se dirige vers nous. Sa voix est pressante: "La capitale s'est soulevée, dit-il. C'est la Préfecture de police qui dirige les opérations et qui subit le choc principal des forces allemandes. Les agents tiennent héroïquement, mais ignorent l'avancée fulgurante de nos blindés.

Message du Général Leclerc Leclerc

Des émissaires ont atteint le PC de Leclerc. Ils ont dépeint la situation dramatique de ceux qui combattent dans Paris et qu'il faut, à tout prix, rassurer..." Je comprends aussitôt la mission: survoler Paris et lâcher sur la Préfecture un message lesté de plomb. Quatre petits mots: "Tenez bon, nous arrivons." Mantoux et moi sommes gonflés à bloc. Malgré le mauvais temps. Malgré, surtout, les risques insensés qui se profilent: comme tous les Pipers, mon avion n'est pas blindé; il est lent et ne dispose pas de moyen de riposte. D'ailleurs, le règlement est formel: un piper ne doit jamais traverser des lignes ennemies.
Sauf dans l'urgence. Sauf dans l'euphorie d'une libération qui s'annonce, mais tient encore à un fil. Vers 15 heures, une éclaircie s'offre à nous. A la hâte, nous revêtons nos parachutes et bouclons nos ceintures. Pour une première escale à Arpajon. Cette fois, je prie le Seigneur. Intensément.

Le Lieutenant Mantoux
Le Lieutenant Mantoux

Et, tandis que le moteur de l'avion se met à vrombir, me revient cette phrase du "Chant des Francs": "Les heures de la vie s'écoulent... Nous sourirons quand il faudra mourir." Sur la piste, les équipages sont rassemblés. Ils nous disent adieu. Notre avion bondit sur la bande de la prairie. Les pouces se lèvent. Nous filons vers l'inconnu...
Le ciel s'est dégagé. Au sol, nos chars, bien visibles avec leurs panneaux roses, jalonnent la ligne avancée des combats. Ils sont désormais derrière nous. Etienne et moi sommes étonnamment calmes. Pour me cacher des Allemands, mais aussi pour m'orienter, je joue avec les nuages. Dans une sorte d'extase, je répète au micro cette phrase de Montherlant: "Savoir enfin ce qui compte et ce qui ne compte pas. Et nous en tenir à ces clartés que nous avons délimitées sous le soleil de la mort." Mais Etienne me corrige: "Oui mon capitaine, mais nous en tenir à ces clartés que nous ?allons? délimiter sous le soleil de la mort!"
Quand? Là maintenant, alors que, les premiers, nous découvrons Paris et oublions tous les dangers. Je reconnais le Panthéon, puis la Préfecture. Etienne me confirme l'objectif. Que faire? Je hurle: "Attention, je vais piquer!" L'avion bascule, vire et plonge. Je veux tromper l'ennemi. Simuler une chute. L'altimètre décroît. Rien, pas un coup de feu. Nous sommes bientôt à quelques mètres au-dessus des flèches de Notre-Dame. Je redresse brutalement l'appareil en amorçant un virage circulaire autour de la Préfecture. Etienne explose: "Message lancé!" Et je vois alors la banderole couleur d'or qui le signale se dérouler comme dans un rêve...

Le Capitaine Callet et le Lieutenant Mantoux, l'équipage héroïque

Enfin presque. De la rive gauche, des mitrailleuses se mettent en action. Tels des frelons, les traceuses passent devant notre avion, qui tente, lentement, de reprendre de l'altitude. Si je poursuis ma montée, les Allemands corrigeront leur tir. Ma décision est prise: je rentre les épaules et pique à mort sur les toits pour les raser au plus près. L'accalmie ne durera pas. Au Kremlin-Bicêtre, nous sommes touchés de plein fouet. Un choc violent s'est produit au niveau du train d'atterrissage. Nous avançons en zigzag dans une course éperdue. A Villejuif, à Arcueil, à Cachan, les mitrailleuses crachent sans relâche. Le retour est interminable. Jusqu'à la délivrance: les vergers, la banlieue, Montlhéry et nos chars qui foncent vers Paris. Nous crions de joie. Nous sommes bien vivants. Et c'est sur une aile, sans train d'atterrissage, que nous nous couchons dans une prairie.
Le général Leclerc nous félicite. Il nous apprend que le message a été reçu, compris et exécuté. Je ris d'un rire nerveux. Comme si j'avais perdu la raison."