Demonstration flight at the Airshow of La Ferte-Alais (Article Le Parisien)

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Source: Parisien 2014-06-09
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Dans le ciel, trois canards volent comme si de rien n’était. A plusieurs centaines de mètres au-dessus de ce trio, dans le sens opposé, six avions s’apprêtent à piquer sur l’aérodrome de Cerny-La Ferté-Alais où une foule les attend, objectifs rivés vers le zénith. Alors que la Normandie commémorait le 70and anniversaire du Débarquement, plus de 30 000 personnes se sont rendues ce week-end au meeting aérien « le Temps des hélices ». Un record pour cet événement organisé par l’Amicale Jean-Baptiste Salis.

« Nous ne connaissons pas encore les chiffres précis mais nous n’avons vu jamais autant de monde », fait savoir une porte-parole. Les raisons ? « Le soleil joue énormément mais cette année, le plateau présenté était extraordinaire. C’est aussi lié aux commémorations du Débarquement. Enfin, le meeting avait déjà une notoriété nationale, là, elle devient peu à peu internationale. Ce qui fait que les grands médias s’y intéressent et cela fait de la publicité », analyse-t-elle. « Les sanglots longs/Des violons/De l’automne», récitait samedi le speaker, Bernard Chabbert, faisant écho au poème de Verlaine qui avait annoncé le Débarquement sur Radio Londres le 6 juin 1944. Pour cette 42and édition du meeting, plusieurs avions de la Seconde Guerre mondiale dont les célèbres Dakota étaient présents. Assise au sol sous une chaleur écrasante, Elisabeth, 38 ans, est là pour la première fois. « Je suis époustouflée par les modèles, la voltige, les Dakota. On est montés dedans », s’enthousiasme cette habitante de Rueil (Hauts-de-Seine). « Ce que j’ai préféré, c’est la patrouille qui fait plein de loopings et des figures comme un coeur. Ils étaient parfaitement synchros », s’emballe son fils, Lucas, 9 ans.

Pour Guy, 79 ans, les souvenirs refont surface. « A 5 ans, j’ai fait l. Nous avons aussi assisté à l’entrée des chars à Rueil en août 1944. Ensuite, j’ai été pendant la guerre d’Algérie, confie-t-il. Nous, on vient depuis que les enfants sont petits. A l’époque, on prenait notre camping-car. »

Désormais, leur fils a la cinquantaine et connaît tous les noms d’avions. Habitué du meeting, Olivier se dit « toujours surpris » de voir des machines qu’il n’avait pas encore vu voler. Comme l’hydravion Catalina. Un appareil qui a également marqué sa nièce, Lauriane, 16 ans. « J’ai été impressionnée aussi par ceux qui font des figures, notamment celles des femmes qui montent sur les ailes. Et ça me plaît de savoir que mon papy a piloté, se réjouit l’adolescente. En plus, l’année dernière au collège on a étudié la guerre ». Un Parisien, âgé de 60 ans, vient régulièrement mais seulement « quand il fait beau, histoire de me replonger dans l’époque du service militaire que j’ai fait dans l’armée de l’air », indique-t-il.

Du monde à l’aérodrome, mais aussiaux alentours. Beaucoup de spectateurs ont choisi l’option d’assister gratuitement au spectacle, posté sur un chemin agricole ou à l’ombre d’un arbre.

Marie D’Ornellas | 9 juin 2014